Par un samedi après-midi ensoleillé, le calme semble régner au siège de Coca-Cola à Anderlecht. Quoique... Dans le grand hall d’entrée, environ 250 étudiants écoutent attentivement Eva Lefevre, Associate Director Communications & Public Affairs chez Coca-Cola European Partners. Les étudiants, tous tirés à quatre épingles, sont assis penchés vers l’avant ou discutent à voix basse avec leurs camarades de la problématique de développement durable que leur expose Eva. L’atmosphère est détendue. Nous apercevons des visages souriants, mais aussi des regards avides... jusqu’à ce qu’Eva souhaite « bonne chance » aux étudiants. C’est à eux de jouer maintenant. Bienvenue à la LSM Cup !

La LSM Cup

Le concept de la LSM Cup est simple. L’agence de consultance estudiantine LSM Conseil, en collaboration avec deux entreprises, soumet un véritable business case aux étudiants venus des quatre coins du pays. Ils disposent ensuite de quelques heures pour imaginer ensemble une solution à la fois créative et réaliste qu’ils devront présenter à un jury.

« Coca-Cola est évidemment ravie d’y prendre part », déclare Hellen Badozi, HR business partner chez Coca-Cola European Partners. « La LSM Cup est un win-win-win. Les étudiants ont l’occasion de travailler en équipe sur une véritable problématique et, donc, de goûter à la vie professionnelle le temps d’une journée. Deuxièmement, les idées dynamisantes et originales des étudiants nous inspirent aussi ; il s’agit d’un excellent moyen de remettre notre vision des choses en question. Et évidemment, nous sommes toujours à la recherche de nouveaux talents pour l’avenir. En tant qu’employeur, nous voulons jouir d’une notoriété de premier rang dans l’esprit des étudiants en vue de leur carrière professionnelle. »

Et ce sentiment est réciproque. Henri Groenweghe fait partie des étudiants qui se préparent à résoudre le business case Coca-Cola. « Je voulais absolument vivre un événement comme celui-ci, avec de vrais business cases, avant de terminer mes études. Mes attentes sont donc élevées. Je tiens non seulement à atteindre un bon résultat, mais aussi et surtout à faire de nouvelles connaissances : d’autres étudiants en bachelier et des collaborateurs de Coca-Cola. »

Un business case inspiré de la vie réelle

Un peu plus tard, les élèves travaillent en groupes, répartis dans le bâtiment de Coca-Cola. Il apparaît tout de suite que le style de chacun est différent. Certaines personnes emportent leur ordinateur portable avec elles et recherchent avec diligence des informations de fond. D’autres discutent calmement de leurs idées, tandis qu’un autre groupe s’équipe d’un tableau noir pour pouvoir examiner le tout en ayant une vue d’ensemble.

« Une des difficultés de la LSM Cup, » dit Alexandra Redant, « c’est que vous vous retrouvez avec des personnes que vous ne connaissez pas. Le plus facile est alors de trouver une personne qui partage vos idées au sein de votre groupe, mais il est tout aussi intéressant d’être avec des gens qui pensent complètement différemment de vous. De cette façon, vous en apprenez plus sur des sujets que vous ne connaissez pas, et c’est précisément cette collaboration qui peut mener à des résultats très intéressants. »

La tension monte à mesure que l’échéance approche. Les étudiants préparent leurs présentations PowerPoint à un rythme soutenu ; ils réfléchissent minutieusement aux mots qu’ils vont choisir pour présenter leur idée de manière amusante et claire au jury. Le business case Coca-Cola s’est révélé ne pas être aussi simple que ça. « C’était très concret. », admet Henri. « Nous devions trouver une solution pour les détritus sur le campus. Il s’agit donc d’une problématique qui nous touche de près, mais aussi d’un problème réel. C’est très amusant d’y réfléchir et de trouver des solutions créatives. »

« La LSM Cup met l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises. Il n’y avait aucun doute à ce sujet : le business case Coca-Cola devait être en lien avec notre plan “En avant” », dit Hellen Badozi, « et surtout avec l’objectif de collecter 100 % de nos emballages d’ici 2025. »

Deux heures plus tard, le bâtiment retrouve son calme. Les gagnants sont connus et reçoivent leurs prix sur le grand podium. « C’était une très chouette expérience ! » Les gagnants de la coupe sont rayonnants. « Le business case n’était pas facile à résoudre. La principale difficulté consistait à présenter notre solution de manière favorable à un jury professionnel. Nous en avons tiré des apprentissages qui nous serviront pour l’avenir. La LSM Cup ne représentait qu’une journée dans notre vie, mais c’est une expérience qui restera assurément gravée dans notre mémoire pour très longtemps. »