Pourquoi collecter les PMC ?

Cela semble évident. Vous savourez un Coca-Cola délicieusement rafraîchissant et vous jetez ensuite l’emballage dans le sac bleu pour PMC sans trop réfléchir. C’est pourtant grâce à ce geste que votre canette ou bouteille vide peut commencer un nouveau cycle de vie.

Nous avons visité l’entreprise Valtris, une usine de tri des PMC à Charleroi, lieu de première étape des emballages PMC qui ont été collectés. Nous nous sommes entretenus, entre autres, avec Joeri Deswarte et Philippe Alen de Fost Plus, Philippe Teller de Valtris et Patrick Theunissen de Coca-Cola European Partners.

« En 2017, environ 850 000 tonnes d’emballages ménagers ont été mises sur le marché en Belgique. Après consommation, ces emballages se retrouvent répartis dans quelque 600 villes et communes. Les 5000 entreprises qui commercialisent des produits emballés ne sont pas en mesure de collecter, trier et recycler chacune leurs propres emballages », explique d’emblée Joeri Deswarte de Fost Plus. « Plusieurs entreprises, dont Coca-Cola, ont fondé Fost Plus dans le but de mener à bien ce défi de manière collective et efficace. C’était en 1994. »

Recyclage PMC
Une fois le tri optique (ou automatisé) terminé, un dernier tri manuel est effectué sur cette ligne.

« Grâce à la collecte des PMC – en complément à la collecte du verre et des papiers-cartons –, la Belgique est devenue et est aujourd’hui encore un leader dans le domaine du recyclage des déchets d’emballages. »

La collecte fructueuse des PMC s’explique par trois facteurs déterminants pour un flux de recyclage spécifique :

  • La qualité : le flux de déchets n’est-il pas trop souillé ? Peut-on facilement éliminer les souillures présentes ? Les souillures présentes interfèrent-elles avec le processus ?
  • La quantité : le flux de déchets est-il suffisamment important et continu pour rendre les investissements dans les infrastructures de collecte et de tri attractifs et raisonnables pour les entrepreneurs ?
  • L’homogénéité : le flux de déchets est-il suffisamment homogène, ou les différents matériaux peuvent-ils à tout le moins être facilement séparés les uns des autres ?

« Pour maximiser les chances de recyclage d’un emballage, il est extrêmement important de prendre en compte, dès la phase de conception, tous les facteurs qui peuvent faciliter ou risquent justement de compliquer la collecte, le tri et le recyclage », explique Joeri Deswarte.

L’avenir du recyclage

« Cependant, il reste beaucoup à faire dans le domaine de la conception des emballages », déclare Philippe Teller de Valtris. « Valtris combine tri optique (ou automatisé) et tri manuel. Un capteur permet de retirer différents matériaux d’emballage du flux de recyclage PMC, après quoi une équipe de collaborateurs effectue un dernier contrôle manuel des emballages écartés. Cela permet de savoir rapidement quels emballages perturbent le processus de tri automatique. Deux exemples :

  • Étiquette recouvrant la totalité de l’emballage : L’emballage de certains produits recouvre parfois tout le pourtour de la bouteille, de sorte que le capteur optique n’est pas capable de déterminer le matériau dont est constituée la bouteille.
  • Emballage composite : Un emballage composé de plusieurs matériaux, par exemple de l’aluminium et du PET. »

Qu’advient-il des PMC ?
Prêt pour le recyclage. Une balle de bouteilles en plastique pèse en moyenne 300 kg.

« C’est exact », dit Joeri Deswarte. « Outre l’optimisation des flux existants, nous voulons aussi collecter et recycler davantage. Pour ce faire, nous allons non seulement collecter de nouveaux emballages via le sac PMC, mais aussi collecter davantage d’emballages dans les endroits où ce n’était pas le cas ou pas suffisamment. Dans les lieux publics, par exemple. Car l’Europe a pour objectif de recycler 50 % du plastique d’ici 2025. Fost Plus et ses membres font preuve d’une ambition plus grande encore : nous visons un taux de 65 % en Belgique d’ici 2023. »

« Et Coca-Cola ne manque pas d’ambition non plus : nous voulons récupérer la totalité de nos emballages d’ici 2025 », ajoute Patrick Theunissen de Coca-Cola European Partners. « Actuellement, nos canettes, bouteilles en verre et bouteilles en PET sont déjà recyclables à 100 %, mais d’ici 2025, nous voulons que 50 % de la matière de nos bouteilles en PET proviennent également de plastique recyclé. » Cette démarche s’inscrit dans le droit fil du plan d’action « En avant », dans lequel Coca-Cola fixe un certain nombre d’objectifs ambitieux dans le domaine du développement durable.

Recyclage des bouteilles en plastique

https://fr.cocacolabelgium.be/histoires/le-cycle-de-vie-dune-bouteille-pet