À la mi-2016, les secteurs de l’alimentation et du commerce belges ont signé, avec la ministre de la Santé publique, un pacte alimentaire en faveur de la réduction des calories et de l'amélioration de la composition des denrées alimentaires. Cet accord entend favoriser l’alimentation équilibrée des Belges. Nous apportons, nous aussi, notre pierre à l'édifice.

Au travers de ce pacte, les parties conviennent de réduire de 5 % l'apport calorique de la population belge. Le cas échéant, nous veillons aussi à optimiser la composition nutritionnelle des denrées alimentaires. Un premier baromètre sera déjà réalisé à la fin 2016. Pour l'industrie agroalimentaire (producteurs de grandes marques telles que Coca-Cola), cet engagement est en vigueur du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2016 (les détaillants et les fabricants de produits de marques de distributeur ont jusqu’à la fin 2017). Après l'évaluation de cette première étape, l’engagement pourra se poursuivre durant la période 2017 à 2020.

Pas cinq, mais dix pour cent

Le calendrier du pacte indique que les efforts visant à réduire l'apport calorique sont un travail de longue haleine. Nous avons fixé les étapes nécessaires pour l'annonce du pacte et avons placé la barre au-delà des 5 %. « Le secteur des boissons rafraîchissantes s’engage à une réduction de 10 % minimum à l’horizon 2020, ajoute Jeroen Langerock, Belux PAC Senior Manager chez Coca-Cola Services. Nous avons fait nos devoirs et nous avons mis en œuvre les innovations prévues. Entre 2012 et la fin 2015, nous avons déjà réalisé une réduction de quelque 7 %. Nous sommes donc sur la bonne voie, mais il reste du chemin à parcourir. »

« Entre 2012 et la fin 2015, nous avons déjà réalisé une réduction de quelque 7 %. Nous sommes donc sur la bonne voie, mais il reste du chemin à parcourir. »

Comment s'y prendre ?

Notre engagement à réduire l'apport calorique de la population belge mise sur la réduction de la quantité de sucre dans nos boissons. Le sucre est la seule source de calories dans nos produits. « L’innovation est le cheval de bataille de notre centre R&D d'Anderlecht, explique Jeroen Langerock. Il s'attelle, en particulier, à remplacer le sucre dans nos boissons et à mettre au point des formats plus petits. » La diversification de notre portefeuille de boissons va dans le sens d'une réduction de la teneur en sucre. C’est clairement une priorité. Des 135 collaborateurs de R&D, près de la moitié se consacre à l'innovation du produit. « Entre 2012 et 2017, nous avons investi 8,6 millions d'euros dans ce domaine. Notre engagement est couplé à un programme d'investissement clair ».

Moins de sucres ou sans sucres

Premier résultat tangible : l’abaissement de la teneur en sucre de certaines de nos marques par la substitution d’une partie du sucre par des édulcorants hypocaloriques, comme ceux dérivés de la stevia. Citons Nestea, Sprite ou Coca-Cola life (dont la teneur en sucre est 45 % moindre à la moyenne des colas du Benelux). « Nous lançons également de nouveaux produits à faible teneur en sucre, poursuit Jeroen Langerock. FÏNLEY, la boisson rafraîchissante pour adultes, est disponible dans notre pays depuis 2014. Depuis, elle se décline en quatre variantes. » Les efforts consentis concernent aussi notre eau minérale naturelle Chaudfontaine. Dernier né de la famille, Chaudfontaine Fusion est une eau aromatisée sans sucres ni édulcorants. 

« Entre 2012 et 2017, nous avons investi 8,6 millions d'euros dans ce domaine. Notre engagement est couplé à un programme d'investissement clair ».

 


Sous le feu des projecteurs

Les investissements et les lancements de produit sont une première étape importante. Veiller à ce que les consommateurs connaissent l’existence de ces boissons ne va pas de soi. « Nous ne manquons jamais une occasion d’informer le grand public de nos efforts pour réduire la teneur en sucres, confie Jeroen Langerock. Par voie d'annonces dans la presse, nous avons mis en avant nos innovations en matière de réduction de la teneur en sucres. »

Notre campagne de présentation du Coca-Cola zero sugar au grand public s’inscrit aussi dans ce cadre. « Des études ont révélé que la moitié des Belges ignorait encore que zero signifie 'sans sucres', renchérit Jeroen Langerock. Nous avons donc voulu faire clairement passer le message que Coca-Cola zero sugar est un Coca-Cola sans sucres. D’où l'ajout du descriptif. Nous avons aussi apporté des ajustements mineurs à la formule pour faire en sorte que le goût de la variante sans sucres se rapproche autant que possible du Coca-Cola Original Taste. » Jeroen Langerock précise que cette communication vise aussi à créer le choix. « Le fait d’axer fortement les campagnes sur les versions avec moins de sucres ou sans sucres donne l’impression que nos efforts de marketing ciblent ces variantes. Nous orientons davantage le choix vers ces variantes. »

Formats plus petits

Nous allons mettre encore davantage l’accent sur les petits formats, comme les canettes de Coca-Cola de 15 cl et 25 cl. Une manière de savourer votre Coca-Cola tout en limitant votre consommation de sucre. « Dans nos volumes de vente, 55 % des emballages ne dépassent pas un demi-litre. En été, nous avons notamment fait la promotion du Coca-Cola 15 cl avec la campagne « Mini canette, pour les mini soifs ». Ce n’est pas une action estivale ponctuelle. Nous ne cessons de miser sur les petits formats. »

Impact sur la consommation

En fin de compte, quel est l'impact de nos actions concernant la teneur en sucres et les petits formats d’emballage ? « En continuant à nous appuyer sur le pacte, notre volonté est que tous ces efforts se traduisent dans la manière de consommer de la population, conclut Jeroen Langerock. Il peut y avoir un décalage entre ce qu’on met sur le marché et la consommation réelle. C’est une corrélation qu'il convient d'établir clairement en menant des études. C’est à cela que s'attelle le Ministère de la Santé publique, chargé de réaliser, par sondage, la radioscopie du régime alimentaire des Belges. »