La présence d’édulcorants et d’additifs dans les boissons rafraîchissantes alimente beaucoup de rumeurs. Nous nous sommes penchés sur quatre idées reçues largement répandues sur les édulcorants et les additifs alimentaires E.

1. « Les édulcorants augmentent l’appétit et donnent envie de sucre. »

Il est faux de dire que le sucre appelle le sucre. Quand on mange ou que l’on boit quelque chose, notre glycémie baisse toujours légèrement. Nous avons alors envie de quelque chose de sucré. Cette baisse a lieu aussi bien quand on boit un verre d’eau, qu’une boisson édulcorée. Les édulcorants n'augmentent pas non plus l’appétit. C’est la quantité de calories que l’on ingère qui détermine en grande partie la sensation de faim.

2. « Les boissons aux édulcorants font grossir. »

Une étude a montré que les aliments et les boissons aux édulcorants pouvaient justement contribuer à réduire sa consommation de calories. Pour en savoir plus sur cette étude, consultez http://www.edulcorants.eu/sante/un-poids-sain/. Un style de vie équilibré, c’est faire suffisamment d’exercice et avoir une alimentation variée tout en consommant les aliments et les boissons avec modération.

3. « Les additifs alimentaires sont mauvais. »

La Commission européenne attribue la lettre E aux édulcorants et aux additifs approuvés. Cette lettre E signifie que ces substances peuvent être mises en œuvre en toute sécurité dans l'alimentation et/ou dans les boissons. Le sucre ne peut être remplacé par des édulcorants que si ces derniers remplissent les conditions fixées par la Commission européenne.

Les producteurs doivent d'abord tester rigoureusement les additifs présents dans les aliments et les boissons. Ils doivent se conformer aux exigences légales des pays où ils souhaitent les commercialiser. Ensuite, des tests doivent être régulièrement menés pour conserver l'autorisation de commercialisation.  

4. « L’aspartame est cancérogène. »

L'aspartame est l’un des ingrédients les plus étudiés au monde. Plus de 200 études internationales ont confirmé son innocuité pour la consommation. En décembre 2013, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a une nouvelle fois confirmé, dans un communiqué, que la consommation d’aspartame était sans danger pour l’homme, y compris les enfants et les femmes enceintes. Le même principe s'applique à l’aspartame comme aux autres édulcorants. Leur autorisation est continuellement soumise aux résultats de nouvelles études à venir.   

Dans le monde, on rencontre l’aspartame dans plus de 6 000 produits : chewing-gum, friandises, yaourt, boissons rafraîchissantes, etc. La fondation Wereld Kanker Onderzoekfonds (KWOF) se base aussi sur des études scientifiques pour affirmer qu’il n’y a pas de raison de penser que l’aspartame augmente le risque de cancer.

Les personnes souffrant de phénylcétonurie doivent toutefois éviter l'aspartame. Cette maladie génétique rare touche une personne sur 15 000. Il s’agit d’un trouble du métabolisme entraînant l’incapacité d'assimiler la phénylalanine. Si vous en souffrez, vous devez éviter de consommer de l'aspartame. C’est pour cette raison que l’emballage des produits qui en contiennent indique « contient une source de phénylalanine ».