Partout dans le monde, nous soutenons des projets liés à l’eau. Notre objectif : restituer la totalité de l’eau que nous  utilisons dans nos boissons rafraîchissantes. Nous sommes la première grande entreprise agroalimentaire à le faire. Dans notre pays, le premier projet se déroule dans les dunes du Stappersven, au milieu du parc naturel Kalmthoutse Heide. Nous l’avons visité. 

Fin septembre, il est 9h30. C’est la fin de l’été et le soleil brille. Une importante délégation de collaborateurs de Coca-Cola arrive sur le parking Sud du parc naturel Kalmthoutse Heide. Équipés de chaussures de randonnée, nous sommes attendus par des membres de Natuurpunt. Ils sont à l’initiative du projet que nous soutenons: le projet Stappersven. Il en est déjà à mi-parcours. 

En 2015, The Coca-Cola Company et ses embouteilleurs sont parvenus à restituer, dans le monde, plus de 100 % de l’eau utilisée dans ses boissons, sous la forme d’une aide à des projets locaux liés à l’eau. Un objectif qui a été réalisé avec quelques années d'avance. 

100 millions de litres d’eau restitués

 Stappersven fait partie du parc national (transfrontalier) De Zoom-Kalmthoutse Heide, à cheval entre la Belgique et les Pays-Bas. Il s’étale sur une superficie de 6.000 hectares. Aux environs du Stappersven, Natuurpunt restaure un ancien paysage de dunes continentales. « Nous avons déjà abattu de nombreuses pinèdes », explique Chris Steenwegen à notre arrivée dans le parc. « En enlevant aussi la litière, on a libéré le sable, explique le directeur général de Natuurpunt. L’eau peut ainsi s’infiltrer plus rapidement et le niveau de la nappe phréatique remonte. C’est essentiel pour redonner vie à la tourbière et à sa végétation si particulière. »

« Il s’agit d’un des 248 projets que nous soutenons dans 71 pays. »

Les progrès du projet se font déjà remarquer. Le sable a remplacé la pinède. Les chênes indigènes, eux, sont restés. Au sommet des dunes, la végétation au sol a été conservée pour éviter que le vent n'érode la dune. Natuurpunt s'acquitte de sa mission avec rigueur.

Ce projet lancé à l'été 2014 est financé par The Coca-Cola Foundation et le programme LIFE de la Commission européenne. Pour 2018, à mi-parcours, ce sont 100 millions de litres d’eau qui doivent être restitués au parc naturel Kalmthoutse Heide. La moitié de ce volume contribue à réaliser notre engagement “100% water replenishment” (The Coca-Cola Foundation finance, en effet, la moitié du projet). 

« Quand ce sera fini, nous comptons tracer un sentier pour que la réserve soit accessible aux amoureux de la nature, ajoute Chris Steenwegen. Nous nous engageons aussi à compenser le déboisement en reboisant un autre site. »

Eau potable pour 5 millions d'Africains

Sur le chemin du retour, Ulrike Sapiro, Sustainability Director Western Europe & Europe chez The Coca-Cola Company, nous en dit plus sur l'ambition “100 % water replenishment” : « Il s’agit d’un des 248 projets que nous soutenons dans 71 pays. C’est le premier en Belgique. Il ne faut pas oublier que dans nos usines d’Anvers, de Gand et de Chaudfontaine, nous avons déjà pris des mesures et nous ne ménageons pas nos efforts pour réduire notre consommation d’eau. D'autres exemples ailleurs dans le monde ? Avec le programme RAIN, nous comptons donner accès à l’eau potable à 5 millions d’Africains d’ici 2020. Nous avons lancé de nombreux projets en collaboration avec le WWF. Chaque projet visant à accroître les réserves d’eau, donner accès à l’eau ou épurer l’eau peut y contribuer. »

Pour 2018, à mi-parcours, ce sont 100 millions de litres d’eau qui doivent être restitués au parc naturel Kalmthoutse Heide. 

Il est également important de pouvoir quantifier le ‘gain en eau’. Nous appliquons une méthode scientifique rigoureuse, dont les résultats peuvent aussi être contrôlés à l’échelle mondiale. L’université de Gand a, par exemple, participé au projet du Stappersven. Des études ont révélé que grâce à l'élimination des pins allogènes, de plus grandes quantités d’eau s’infiltraient dans le sol. 

Culture d’ingrédients plus écologiques

Maintenant que nous compensons chaque goutte d’eau utilisée dans la production de nos boissons, l’objectif de The Coca-Cola Company et ses embouteilleurs est-il atteint? « L'aventure ne fait que commencer, affirme Ulrike Sapiro. Avoir déjà atteint 100 %, c’est formidable, mais il faut tenir ce niveau, même si le volume de boissons vendues augmente. Nous réfléchissons donc à de nouveaux projets, en étant plus attentifs aux régions où nous les lançons. Nous sommes déjà fort présents dans certaines parties du monde. Nous examinons également comment mieux impliquer et sensibiliser nos fournisseurs. Utiliser l’eau de manière plus économique et écologique dans la culture de nos principaux ingrédients est une autre de nos préoccupations. Nous voulons que tout le monde adopte notre concept de compensation de l’eau consommée. »

Natuurpunt et The Coca-Cola Company se réjouissent du succès du projet Stappersven. Les deux partenaires envisagent d'étendre la collaboration. Ulrike Sapiro imagine déjà très bien les possibilités : « En Belgique, en particulier en Flandre, les nappes phréatiques s’épuisent. L’industrie et l’agriculture intensive sont une source énorme de pollution de l’eau. Nous étudions comment nos projets peuvent améliorer la situation. Nous n’en sommes qu’au début. »