« Si vous parvenez à distribuer un Coca-Cola dans le monde entier, pourquoi pas un médicament ? » C’est là une question pertinente qui ne cesse de nous inspirer depuis 2010. À travers notre soutien à l’organisation (RED), nous contribuons à l’acheminement des médicaments contre le VIH jusqu’aux communautés isolées d’Afrique.

Utiliser l’expérience et la connaissance du secteur privé pour aider les pouvoirs publics. Voilà qui résume le plan entrepris en 2010 par The Coca-Cola Company avec le soutien du Fonds mondial et de la Fondation Bill & Melinda Gates. Une des conséquences tangibles de ce plan est le projet Last Mile, qui aide les gouvernements africains à faire parcourir aux médicaments vitaux le dernier kilomètre (ou plutôt, le dernier « mile ») qui les sépare des communautés isolées. Avant 2010, nous avons contribué à la distribution de moustiquaires et de préservatifs, mais ce projet va encore plus loin.

Sharing is caring

Nous mettons notre distribution, notre chaîne logistique et notre connaissance marketing à disposition en vue d’améliorer durablement les soins de santé en Afrique. « Nous voulons que nos produits soient accessibles dans le monde entier. De la même manière, nous mettons notre connaissance à disposition pour acheminer des médicaments essentiels, notamment contre le VIH/sida, jusqu’aux communautés qui en ont cruellement besoin », explique Adrian Ristow, directeur du projet Last Mile pour The Coca-Cola Company. « Nous partageons l’essence de notre business model pour y parvenir. »

"Nous partageons l’essence de ce qui fait notre réussite pour lutter contre le VIH/sida."


Quelques exemples

Dans la pratique, nous aidons par exemple les pays africains à revoir leur système de distribution. En Tanzanie, la disponibilité des médicaments dans les hôpitaux a ainsi augmenté de 30 %. Les médicaments sont désormais distribués, de manière directe et efficace, dans 5 500 établissements de santé.

Après la Tanzanie est venu le tour du Ghana, du Mozambique, du Nigeria, de l’Afrique du Sud et du Swaziland. Le projet Last Mile prend une forme différente dans chaque pays. Au Swaziland, l’accent est mis sur la promotion des traitements contre le VIH et des techniques de prévention ; au Mozambique, nous aidons à réorganiser la chaîne logistique ; etc. En 2014, les partenaires ont décidé de dégager un budget de 21 millions de dollars pour étendre le projet à dix pays africains à l’horizon 2020.

Partenariat structurel

Notre engagement ne se limite pas aux investissements visant à faire parcourir aux médicaments le dernier « mile » qui les sépare des communautés locales. Ce projet s’inscrit dans une collaboration plus large avec (RED), l’organisation cofondée par Bono qui aspire à l’émergence d’une génération sans sida. En 2011, nous avons conclu un accord pluriannuel avec cette organisation. (RED) bénéficie également du soutien de nombreux visages connus, comme récemment encore Neil Patrick Harris (How I Met Your Mother) qui a expliqué son engagement à nos collègues américains.


 

Au début de la collaboration, nous avons soutenu (RED) avec 5 millions de dollars afin de faire campagne à travers le marketing de Coca-Cola. En 2014, le Fonds mondial a pu compter sur un nouveau soutien de 2 millions de dollars, et plus tôt cette année, nous avons injecté 15 millions de dollars dans la lutte contre la transmission du VIH de la mère au fœtus.

"Il est facile de présenter un scénario de réussite, mais l’appliquer est une autre paire de manches. L’engagement de nos collaborateurs rend le changement durable."



Un engagement de l’homme pour l’homme

Mais au-delà des partenariats structurels, ce sont surtout les collaborateurs de Coca-Cola qui concrétisent notre engagement dans le monde entier. Songez par exemple au coaching sur place. Mais cela va aussi plus loin. Dans la mise en place de nouveaux systèmes logistiques pour la distribution de médicaments, nous faisons par exemple appel à des embouteilleurs locaux afin de comparer les plans. « En Tanzanie, notre embouteilleur local est devenu le Senior Planner du département Medical Stores », explique Adrian Ristow. « Il a pu traduire notre processus de planification. Résultat : la planification du département est maintenant beaucoup plus professionnelle et précise. »

Le projet Last Mile fait aussi fréquemment appel à des anciens collaborateurs de Coca-Cola, aujourd’hui retraités, afin qu’ils partagent leurs connaissances avec les pouvoirs publics africains pendant une période d’un an à un an et demi. « Ils facilitent le transfert des connaissances. Il est facile de présenter un scénario de réussite, mais l’appliquer est une autre paire de manches. Leur engagement (ndlr : volontaire) rend le changement durable. La passion que nous observons chez tous les collaborateurs de Coca-Cola impliqués est incroyable. Nous remercions vivement nos partenaires structurels, mais au-delà de ça, l’enthousiasme de nos collaborateurs nous procure une très grande fierté en tant qu’entreprise. Nous partageons l’essence de ce qui fait notre réussite pour lutter contre le VIH/sida. »