La question des consignes a fait couler beaucoup d'encre ces derniers temps. En tant que producteur de boissons, il est normal que Coca-Cola reçoive beaucoup de questions à ce propos. Les plus fréquentes sont énumérées ci-dessous en vue d’éclairer notre point de vue.

1. Quelle est la position de Coca-Cola vis-à-vis des consignes ? 

Nous soutenons la collecte et le recyclage de nos emballages de boissons après utilisation. Notre objectif est de réduire nos besoins en nouvelles matières premières en recyclant au mieux les emballages collectés et en limitant l’impact sur l’environnement. Nos différents emballages sont recyclables à 100 % et se composent de matériaux recyclés dans les proportions ci-dessous : 

  • PET : 25 % 

  • Canette (acier et aluminium): en moyenne 36 %

  • Verre : en moyenne 36 %

Lisez aussi l'article 'Canette, verre et PET : toujours plus légers et 100% recyclables'.

L’optimisation du cycle de recyclage varie d’un pays à l’autre. Les consignes constituent une solution, mais celle-ci n’est pas applicable dans tous les contextes socioéconomiques. En Belgique, Coca-Cola comptait parmi les fondateurs de FostPlus en 1994 et a contribué à sa croissance au fil des ans. Cet organisme a fourni d’excellentes performances en matière de collecte, de tri et de recyclage des déchets d’emballages ménagers, dont les emballages de boissons (sac bleu PMC).  

Nous bénéficions en Belgique d’un système de collecte efficace par le biais de FostPlus. C’est ainsi que nous récupérons et recyclons 90% des emballages de boissons (cartons, PET et canettes) via les sacs. Nous sommes donc convaincus par les capacités de ce système.

Lisez aussi l'article 'Fost Plus lutte contre les déchets sauvages'.

2. Les boissons comme Coca-Cola ne sont-elles pas à la base de la problématique des déchets sauvages ? 

Nous avons une responsabilité à prendre en tant que producteur d’emballages. C’est ce que nous faisons en veillant à la durabilité de nos emballages et en collaborant avec FostPlus et le secteur pour trouver des solutions au problème des déchets sauvages. Nous investissons également dans la sensibilisation. Nous sommes en outre partisans d’une économie circulaire où tous les maillons de la chaîne (du collecteur de déchets au consommateur en passant par le fournisseur et le producteur) doivent prendre leurs responsabilités. Les premiers responsables des déchets sauvages sont les personnes qui jettent leurs déchets sur la voie publique. C’est à cause d’eux que nos routes, nos forêts et notre espace public ne sont pas aussi propres qu’ils devraient l’être. Ces pollueurs forment une petite minorité, mais il faut l’aborder avec fermeté et œuvrer pour un changement de comportement. 

Au début de cette année, un accord sur l’approche de la problématique des déchets sauvages a été signé entre les entreprises (représentées par FEVIA Vlaanderen, COMEOS et FostPlus) et le Ministre flamand de l’Environnement d’une part, et les entreprises (représentées par FEVIA Wallonie, COMEOS et FostPlus) et le Ministre wallon de l’Environnement d’autre part. En Flandre comme en Wallonie, un plan d’action a été établi pour lutter contre les déchets sauvages, centré sur une approche intégrale visant à mobiliser l’ensemble de la société en fixant des responsabilités à chaque niveau : des producteurs aux distributeurs et des consommateurs aux instances et responsables locaux.  

Nous collaborons de façon constructive avec toutes les parties concernées et sommes toujours ouverts au dialogue. Car c’est en optimisant la collaboration avec les autorités et le secteur, et en éveillant davantage les consciences sur les déchets sauvages que nous arriverons à la meilleure solution. 

3. Pourquoi les consignes ont-elles été introduites dans certains de nos pays voisins ? 

Il est vrai que plusieurs de nos pays limitrophes se sont dotés d’un système de consignes. Nous pensons vraiment que ce sujet doit être examiné dans un contexte local. Chaque pays a ses spécificités en matière de recyclage/gestion des déchets. En outre, la Belgique figure parmi les meilleurs recycleurs. Ce serait dommage de délaisser un système de collecte qui fonctionne bien. 

La Belgique: chef de file en Europe

4. Le système de consignes constitue-t-il la solution ?

Les déchets sauvages, c’est bien plus que quelques bouteilles et canettes. Introduire le système de consignes ne réduira que d’une infime fraction les déchets sauvages et ne fera pas disparaître les papiers et les mégots de cigarette du tableau. Les consignes ne résoudraient qu’une partie du problème : les bouteilles et flacons représentent en effet [1] maximum 40 % des déchets sauvages. En réalité, il s’agirait [2] plutôt de 10 à 20 %.

À notre avis, la clé du problème réside dans la collaboration. Au début de cette année, un accord sur l’approche de la problématique des déchets sauvages a été signé entre les entreprises (représentées par FEVIA Vlaanderen, COMEOS et FostPlus) et le Ministre flamand de l’Environnement d’une part, et les entreprises (représentées par FEVIA Wallonie, COMEOS et FostPlus) et le Ministre wallon de l’Environnement d’autre part. En Flandre comme en Wallonie, un plan d’action a été établi pour lutter contre les déchets sauvages, centré sur une approche intégrale visant à mobiliser l’ensemble de la société en fixant des responsabilités à chaque niveau : des producteurs aux distributeurs et des consommateurs aux instances et responsables locaux. 

[1] http://www.ovam.be/sites/default/files/atoms/files/Addendum-bij-Impactanalyse-invoeren-Statiegeldsysteem-DEF.pdf

[2] https://www.fevia.be/fr/actualites/opinion-la-consigne-solution-miracle-ou-fausse-bonne-solution

5. Qu’implique l’introduction d’un système de consignes ? 

L’introduction d’un système de consignes a d’énormes conséquences pour les consommateurs comme pour les points de vente. Le consommateur en ressent inévitablement le surcoût et il ne faut pas sous-estimer le soutien logistique qu’exige un système de ce type : de gros investissements en machines et en personnel sont en effet nécessaires. Sans oublier qu’il existe déjà une grande différence de prix avec nos pays voisins en raison de la fiscalité élevée sur les boissons. Un consommateur paie déjà une taxe sur les emballages, la TVA, des accises et ce qu’on appelle la ‘taxe santé’. Introduire un système de consignes augmenterait encore le prix des boissons, de sorte que les Belges passeraient encore plus la frontière pour se fournir en boissons, au détriment de l’emploi et de l’économie de notre pays. Cela signifie que la facture globale de la collecte et du recyclage des emballages au sein d’un système de consignes serait jusqu’à trois fois plus élevée qu’aujourd’hui, ce qui pourrait également exercer un impact sur le prix de vente de nos produits. 

Du reste, savez-vous que le système de consignes ne s’applique pas aux emballages de boissons qui ont été aplatis ? Cela signifie qu’il n’est pas possible d’aplatir les bouteilles et canettes vides pour les rendre plus compactes et qu’il faut donc les entreposer sous leur forme normale pour les transporter ensuite au magasin et les faire glisser dans la machine. 

Lisez cet article de la Fevia.

6. Pourquoi organisez-vous des actions de nettoyage sur vos différents sites belges ? Ne s’agit-il pas d’actions occasionnelles ? 

Début 2016, nous avons signé des accords régionaux via notre organisation sectorielle Fevia, en collaboration avec Comeos et FostPlus, sous l’autorité des Ministres flamand et wallon de l’environnement pour lutter contre les déchets sauvages. Il en a résulté un plan d’action de grande envergure qui se déroulera sous l’appellation  ‘Mooimakers’ en Flandre et  ‘BeWaPP’ en Wallonie. Ces plans sont actuellement en cours de déploiement avec le soutien complet de Coca-Cola. Une évaluation intermédiaire des contractants est prévue en 2018. Nous sommes convaincus que les initiatives actuelles et à venir contribueront à aborder le problème des déchets sauvages.

Outre ces plans d’action en collaboration avec Comeos et FostPlus, nous trouvons aussi très important de conscientiser nos propres collaborateurs à la problématique des déchets sauvages. C’est ainsi qu’en 2016, nous avons mobilisé nos collaborateurs pour la deuxième année consécutive afin d’effectuer des actions de nettoyage lors de notre propre Coca-Cola Recycling Tour : 250 collaborateurs ont ramassé pas moins de 2 tonnes de déchets sauvages.

Nous souhaitons également soutenir des campagnes de recyclage en-dehors de notre entreprise et susciter un changement de comportement chez les consommateurs. C’est ainsi qu’en 2017, nous avons participé pour la deuxième fois au Grand Nettoyage de Printemps organisé par BeWaPP sous l’autorité du Ministre de l’Environnement en Wallonie. Nous engageons également des partenariats avec nos clients pour encourager les consommateurs à jeter leurs emballages de boissons vides dans la bonne poubelle. Nous travaillons par exemple avec des organisateurs de festivals, des chaînes de cinéma, des clubs de football et des établissements HORECA…  Nous sommes bien conscients qu’organiser des actions de nettoyage ne constitue pas une solution à long terme, mais l’objectif est une fois encore la sensibilisation. Il ne s’agit donc certainement pas d’une action occasionnelle.

Lisez aussi l'article 'Déchets sauvages ? Les entreprises et les gouvernements wallon et flamand luttent ensemble'.

7. Que faites-vous de plus pour prévenir les déchets sauvages ? 

Le développement durable est inscrit dans les gènes de Coca-Cola. Nous collaborons depuis plusieurs années avec différents clients et partenaires pour rechercher ensemble des solutions durables. Deux beaux exemples : les collaborations avec les organisateu s de festivals pour encourager les festivaliers à recycler les emballages vides et le Tour des Flandres. Nous misons aussi sur des canaux spécifiques comme les cinémas. Nous sommes convaincus que la collaboration avec nos clients et partenaires peut engendrer de beaux résultats dans les domaines du recyclage et de la réduction des déchets sauvages. 

8. Que fait Coca-Cola pour optimiser la durabilité de ses emballages ? 

Qu’il s’agisse de canettes ou de bouteilles PET ou en verre, chaque emballage a sa propre histoire. Nous avons beaucoup progressé ces dernières années dans l’amélioration de la durabilité de chacun de nos emballages. Nos bouteilles et canettes sont devenues recyclables à 100 % et la quantité des matériaux d’emballage a diminué. En outre, nous veillons à ce que nos emballages soient les plus légers possibles et nous nous sommes engagés à accroître la proportion de matériaux recyclés et/ou renouvelables de 25 à 40 % à l’horizon 2020. 

Lisez aussi l'article 'Canette, verre et PET : toujours plus légers et 100% recyclables'.