Une entreprise durable tient compte des matériaux utilisés pour ses emballages. Nous participons donc activement au développement de l'économie circulaire selon une stratégie qui repose sur quatre piliers.

Depuis quelques années, l’opinion publique est sensible à l’économie circulaire. Dans les secteurs les plus divers, les industriels sont moins prompts à se débarrasser des matières premières et ont tendance à les maintenir plus longtemps dans leur circuit.

En tant que producteur de boissons rafraîchissantes, nous contribuons activement au développement d’une économie circulaire. Nous utilisons des matières premières recyclées et renouvelables et nous récoltons plus d’emballages que nous n’en utilisons.

Quatre objectifs

Notre stratégie d’ici à 2020 repose sur quatre piliers : alléger les emballages, encourager le consommateur à trier, réutiliser les matières premières et tirer parti des sources renouvelables.

1. Alléger les emballages 

« Nous entendons réduire systématiquement le poids du conditionnement de nos produits », explique Inge Polspoel, Senior Corporate Social Responsibility Manager. En 2012, une bouteille PET de 50 cl pesait 21,7 g. Cette année, elle est passée à 19,9 g. Pour 2020, nous visons les 18 grammes. « Nous utiliserons ainsi moins de matières premières fossiles pour produire nos emballages. Mais cette réduction a évidemment des limites. Nous voulons offrir le même confort et la même qualité de bouteille PET sans qu'elles se brisent parce que devenues trop légères. »

2. Encourager le consommateur à trier

Cela fait longtemps que nous encourageons nos consommateurs à trier davantage. Coca-Cola a participé, entre autres, à la création de FostPlus, qui se charge de la collecte et du recyclage de 86% des déchets ménagers dans notre pays. « Nous savons aussi nous retrousser les manches, explique Inge Polspoel. Nous organisons de grandes actions de nettoyage sur différents sites. En 2015, 200 collaborateurs ont récolté 60 sacs d’ordures ménagères et 12 sacs PMC. Lorsque nous mettons sur pied des actions, nous sommes heureux de constater l’enthousiasme de nos clients. Kinepolis en est un exemple. »

Ces actions contribuent à la diminution de la quantité de déchets sauvages.  Un problème qui préoccupe aussi les gouvernements wallon et flamand. Début 2016, cela a débouché sur un accord entre le monde de l’entreprise (Fevia, Comeos), FostPlus et les ministères wallon et flamand de l’Environnement. Les pouvoirs publics ont opté pour un programme de sensibilisation et non pour un système de consignation. D'ici 2022 - avec une évaluation intermédiaire en 2018 -, il est prévu de réduire de 65% la quantité de déchets en trois endroits : les parkings d'autoroutes, les arrêts des transports publics et les centres de collecte des déchets. « Pour réduire le volume de déchets, nous nous concentrons à la fois sur les infrastructures, le contrôle et la sensibilisation. Il faut que le message passe bien et ce n’est pas toujours facile. Le groupe cible est hétérogène et certaines personnes en transit sur le territoire parlent une autre langue», explique Inge Polspoel.

3. Réutiliser les matières premières

Actuellement, une bouteille PET contient 34% de matériaux recyclés; une canette, 41,7% d’aluminium recyclé ou 19% d'acier recyclé; et une bouteille en verre, 46,7% de verre recyclé. « Ici aussi, nous avons l'ambition d'aller plus loin et de réutiliser davantage de matières premières, explique Inge Polspoel. Nous ne considérons pas les emballages comme des déchets, mais comme une source précieuse de matière à recycler. Nous sommes conscients que les énergies fossiles s'épuisent. Nous voulons combler les lacunes par l’innovation et la recherche. Notre objectif est de boucler la boucle. Néanmoins, ici encore, des limites se posent. Pour recycler, il faut disposer de suffisamment de matières premières et comme pour l’allègement des emballages, nous voulons maintenir une qualité optimale. »

4. Tirer parti des sources renouvelables

Le quatrième pilier de notre stratégie consiste à utiliser des sources de matière première renouvelables dans nos emballages. Les sources végétales sont notre premier choix. « En 2014, Sources Rosport a lancé sur le marché luxembourgeois la première bouteille PET composée à 75% de matériaux recyclés et de 25% de PET végétal, explique Inge Polspoel. D’ici à 2020, nous atteindrons 40% de matières premières recyclées ou renouvelables dans nos bouteilles PET.»