« Si vous parvenez à distribuer un Coca-Cola dans le monde entier, pourquoi pas un médicament ? » C’est là une question pertinente qui ne cesse de nous inspirer depuis 2010.

Utiliser l’expérience et la connaissance du secteur privé pour aider les pouvoirs publics. Voilà qui résume le plan entrepris en 2010 par The Coca-Cola Company avec le soutien du Fonds mondial et de la Fondation Bill & Melinda Gates. Une des conséquences tangibles de ce plan est le projet Last Mile, qui aide les gouvernements africains à faire parcourir aux médicaments vitaux le dernier kilomètre (ou plutôt, le dernier « mile ») qui les sépare des communautés isolées. Avant 2010, nous avons contribué à la distribution de moustiquaires et de préservatifs, mais ce projet va encore plus loin.

Sharing is caring

Nous mettons notre distribution, notre chaîne logistique et notre connaissance marketing à disposition en vue d’améliorer durablement les soins de santé en Afrique. « Nous voulons que nos produits soient accessibles dans le monde entier. De la même manière, nous mettons notre connaissance à disposition pour acheminer des médicaments essentiels, notamment contre le VIH/sida, jusqu’aux communautés qui en ont cruellement besoin », explique Adrian Ristow, directeur du projet Last Mile pour The Coca-Cola Company. « Nous partageons l’essence de notre business model pour y parvenir. »

Le projet Last Mile s’étend

Le 6 juin 2017, le Fonds mondial et la Fondation Bill & Melinda Gates ont annoncé l’extension du projet Last Mile à deux nouveaux pays d’Afrique : le Liberia et le Swaziland. Au total, ils viennent aujourd’hui en aide à sept pays africains.

Au Swaziland, un tiers de la population est infectée par le virus du VIH entre 18 et 19 ans. « Le ministère de la Santé publique collabore avec des ONG et organisations sociales locales pour créer une communication efficace sur l’importance des tests de dépistage du VIH et sur les traitements adaptés. Il va par ailleurs aussi coopérer avec Coca-Cola dans le domaine du marketing », explique Adrian Ristow.

Au Liberia, le projet Last Mile collabore avec des partenaires locaux et l’embouteilleur local Liberia Coca-Cola Bottling Company afin de mettre sur pied un réseau de distribution plus efficace et durable pour les médicaments et le matériel médical.

Autres pays

« Le projet Last Mile est étendu aussi bien dans de nouveaux pays confrontés à de sérieux problèmes au niveau de la fourniture de médicaments et de l’obtention de matériel médical que dans des pays où les programmes sont déjà d’application », raconte Adrian Ristow. Le projet apporte déjà son soutien en Tanzanie, au Ghana, au Mozambique, au Nigeria et en Afrique du Sud. Dans la pratique, nous aidons par exemple les pays africains à revoir leur système de distribution. En Tanzanie, la disponibilité des médicaments dans les hôpitaux a ainsi augmenté de 30 %. Les médicaments sont désormais distribués, de manière directe et efficace, dans 5 500 établissements de santé. Au Mozambique, nous aidons à réorganiser la chaîne logistique, etc. En 2014, les partenaires ont décidé de dégager un budget de 21 millions de dollars pour étendre le projet à dix pays africains à l’horizon 2020.

Un engagement de l’homme pour l’homme

Mais au-delà des partenariats structurels, ce sont surtout les collaborateurs de Coca-Cola qui concrétisent notre engagement dans le monde entier. Songez par exemple au coaching sur place. Mais cela va aussi plus loin. Dans la mise en place de nouveaux systèmes logistiques pour la distribution de médicaments, nous faisons par exemple appel à des embouteilleurs locaux afin de comparer les plans. « En Tanzanie, notre embouteilleur local est devenu le Senior Planner du département Medical Stores », explique Adrian Ristow. « Il a pu traduire notre processus de planification. Résultat : la planification du département est maintenant beaucoup plus professionnelle et précise. »

Le projet Last Mile fait aussi fréquemment appel à des anciens collaborateurs de Coca-Cola, aujourd’hui retraités, afin qu’ils partagent leurs connaissances avec les pouvoirs publics africains pendant une période d’un an à un an et demi. « Ils facilitent le transfert des connaissances. Il est facile de présenter un scénario de réussite, mais l’appliquer est une autre paire de manches. Leur engagement (ndlr : volontaire) rend le changement durable. La passion que nous observons chez tous les collaborateurs de Coca-Cola impliqués est incroyable. Nous remercions vivement nos partenaires structurels, mais au-delà de ça, l’enthousiasme de nos collaborateurs nous procure une très grande fierté en tant qu’entreprise. Nous partageons l’essence de ce qui fait notre réussite pour lutter contre le VIH/sida. »